jeudi 7 avril 2011

Le procès de Franz Kafka

Editions Folio classique


Résumé :

On raconte que c’est grâce aux éditions clandestines samizdat, et donc sans nom d’auteur, que fut introduite en Union Soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu’il s’agissait de l’œuvre de quelque dissident, car ils découvraient dès le premier chapitre, une scène familière : l’arrestation au petit matin, sans que l’inculpé se sût coupable d’aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l’acceptation immédiate d’un destin apparemment absurde.
Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n’était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite.
Le procès intenté à Joseph K, qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d’aucun code et ne pouvait s’achever ni sur un acquittement ni sur une damnation, puisque Joseph K n’était coupable que d’exister.

Mon avis :
Joseph K va avoir 30 ans, il est célibataire et a un poste haut placé dans une banque.
Un matin, il est réveillé par deux gendarmes qui viennent lui annoncer qu’il est inculpé. Son crime, personne ne le connaît.
Joseph se retrouve à devoir continuer sa vie tout en se préparant au procès sans jamais savoir le chef d’accusation.

De Kafka, j’avais lu « La métamorphose », livre déroutant et surprenant mais agréable.
J’ai voulu réitérer l’essai avec cet ouvrage qui est un des plus connus de l’auteur. Douche froide, je n’ai pas du tout accroché alors que l’idée de départ me plaisait bien.
L’histoire est absurde mais ça j’aime : le fait qu’un homme se fasse arrêter sans savoir pourquoi, ça me plaît bien cette idée de justice complètement aveugle et qui s’en prend à des gens au hasard. Malheureusement, l’histoire est démolit par une narration ennuyeuse et lente, et surtout des personnages plus antipathiques les uns que les autres.

Prenez le « héros » (oui, je mets entre guillemets volontairement), Joseph K, j’ai eu envie de lui mettre des claques tout le long du bouquin : il est arrogant, pédant, timoré, impulsif, misogyne…ce ne sont pas les adjectifs qui manquent pour décrire à quel point je l’ai détesté tout au long de l’histoire. Je n’avais qu’une envie qu’il soit flingué ou aille en prison qu’on en finisse.
Les personnages secondaires sont surréalistes mais pas dans le bon sens du terme. Je ne sais pas ce qu’ils fument mais ça doit être de la bonne.
Entre l’avocat de Joseph qui passe sont temps au lit à humilier ses clients, le peintre taré qui se fait embêter par un groupe de gamines de 10 ans, la bonne de l’avocat qui saute sur tout ce qui bouge et le curé pseudo philosophe…bon sang, ce qu’il fut dur d’aller jusqu’au bout !
Je n’ai pas eu l’impression que l’auteur voulait arriver à quoique ce soit et je me suis tellement ennuyée que j’ai plusieurs fois piquée du nez.
Alors j’entends déjà des « Oh mon dieu, elle ose critiquer Kafka » ou des « Elle ne comprend rien aux classiques ».
Et bien, désolée mais sachant lire, j’ai compris le propos du livre (et je trouve qu’il ne mène nulle part surtout quand on arrive à la fin, il faut sortir de l’absurde au bout d’un moment) et ce n’est pas parce que c’est un classique qu’il est inattaquable.

Bref, la magie n’a définitivement pas opérée, tellement pas que j’ai bien du mal à en dire plus donc je vais m’arrêter là.

Dispo dans ma boutique! 

1 commentaire:

  1. Je suis d'accord avec toi, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas dire du mal des classiques. Après tout, j'en trouve certains très mauvais alors que j'en adore d'autre.

    Mais bon, certains pensent que la seule "bonne littérature" se cantonne uniquement aux "classiques".

    De nombreux livres m'ont fait beaucoup plus rêvé, fait ressentir des émotions, fait réfléchir et ce n'était pas des classiques.

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