vendredi 30 septembre 2016

Khomeiny, Sade et moi d’Abnousse Shalmani



Résumé

A Téhéran, dans les années 1980, une petite fille de six ans, contrainte de porter le voile, se révolte en se dénudant. Se soumettre aux exigences des « barbus » et autres « corbeaux » lui paraît absurde. Son père l’approuve et, afin de fuir brimades et contraintes, la famille va s’exiler à Paris. Abnousse Shalmani découvre alors que la liberté n’est pas celle qu’elle aurait souhaitée. Sa révolte n’est donc pas finie. Mais cette fois, c’est la littérature française qui va lui fournir des armes. La petite fille, devenue femme, va faire de Sade, de Victor Hugo et de Colette (entre autres) des appuis précieux dans son combat contre l’oppression en général et celle du corps féminin en particulier.

Joyeux pamphlet, ce récit alterne les anecdotes intimes et les événements socio-politiques avec humour et enthousiasme.

Mon avis

Encore un livre qui m’a été conseillé, encore une réussite !

L’auteur a vécu, enfant, le renversement du Shah, elle a vécu l’installation du nouveau régime qui a bridé toutes les libertés et qui a diabolisé les femmes, les a recouvertes pour les cacher, femmes impures et dangereuses.

Arrivée en France comme réfugiée politique, elle redécouvre la liberté. Celle de pouvoir lire ce qu’elle veut, celle de pouvoir s’habiller comme elle le souhaite et celle d’être une femme dans toute sa splendeur.

Ce livre est un cri de colère, le cri d’une femme qui clame haut et fort qu’elle aime être une femme, qu’elle aime son corps et sa liberté, le cri d’une personne qui se bat encore et toujours pour que la liberté ne soit jamais oubliée car elle peut très vite se faire grignoter par biens des obscurantismes (religieux, culturel…).

Ce livre est libérateur, il est beau et percutant, il fait du bien, l’auteur refuse de se taire et elle a bien raison car ses paroles sont nécessaires et pleine de sagesse. Elle y mêle très habilement les lectures et surtout les auteurs qui l’ont marqué et qui l’aident à se construire et à porter son message.

L’auteur peut se permettre de dire ce qu’elle pense sur le voile sans être taxée de racisme. Oui, je suis obligée de dire qu’elle peut car elle vient d’Iran donc dans l’esprit des gens, elle est forcément musulmane alors quand elle dit qu’elle est absolument contre, qui osera dire qu’elle est raciste ? Je trouve cela rageant de me sentir brider dans mes opinions mais voilà la réalité d’aujourd’hui que l’auteur analyse très bien.

Ce livre est une ode à la femme, à son corps, à la liberté, à la lecture, à la vie tout simplement.

jeudi 22 septembre 2016

Sexpowerment de Camille Emmanuelle



Résumé :

J'ai longtemps vécu dans une sorte de schizophrénie. Féminité vs féminisme, corps vs esprit. Ce n'est pas ma faute, je suis issue d'une double éducation. D'une part, un beau-père instituteur communiste, pour qui la séduction et l'ultraféminité étaient des choses à proscrire car indignes de mon intelligence. D'autre part, une mère sage-femme qui m'emmenait faire du shopping tous les samedis et glissait des capotes dans ma valise quand je partais en vacances. 

Aujourd'hui, je me définis donc comme féministe pro-sexe. Je considère que la réelle libération sexuelle, féminine et masculine, fait partie intégrante de l'émancipation féminine. Si le corps est politique, le sexe l'est aussi.
Il est temps d'avoir un discours libéré, clair et ouvert, sur les sexualités hétéro et LGBT, le corps, et les plaisirs. Il est temps d'accepter les diverses identités sexuelles et amoureuses. Il est temps de voir que les frontières ont bougé : entre les notions autrefois rigides de féminité et de virilité, entre la norme et le hors-norme. Il est temps de se battre contre les stéréotypes sur la sexualité féminine et masculine. Car si la misogynie atteint les femmes, à travers les inégalités salariales, la violence domestique et le sexisme ordinaire, la perpétuation des clichés sexuels, elle, fait autant de mal aux femmes qu'aux hommes.
Là, je lève mon petit poing. Et avec l'autre main, je vous emmène avec moi. Je vous raconte ma libération de femme née en 1980. Comment j'ai appris à être " ladylike ", " dirtygirl ", et " sexpositive feminist " à la fois. Et ce n'était pas gagné...

Mon avis :

Whouah quelle lecture ! Merci à la personne qui me l’a mise entre les mains, très bonne idée !

Je trouve qu’être une femme est souvent un casse-tête, je suis continuellement tiraillée par ce que me dicte la société, par ce que me dicte certains groupes féministes et par ce que j’ai envie d’être mais ce souhait est souvent bien difficile à mettre en œuvre tellement la pression peut être forte.

C’est pourquoi j’ai aimé ce livre : ici pas de grandes leçons moralisatrices, pas d’injonctions à être comme si ou comme ça, pas de colère, pas de désespoir. Non une discussion calme et joyeuse mais pour autant très sérieuse.
C’est justement cette vision du féminisme que je défends (big news : il n’y a pas un mais des féminismes) : un dialogue apaisée où chacun (femme comme homme) peut débattre, échanger ses opinions et ses points de vues.
J’ai bien conscience que parfois, nous n’avons d’autres choix que de revêtir nos atours de guerrières et de montrer nos dents mais je pense (aka ce n’est donc que mon avis) que bien des fois, une discussion est beaucoup plus productive. Une discussion où personne ne doit être exclue et surtout pas les hommes car l’évolution de la place des femmes doit se faire avec eux et pas contre eux.

Si je ne suis pas d’accord avec tout le livre, j’ai aimé le ton profondément positif de l’auteur qui aborde sans jugement négatif différents sujets : même si elle n’est pas d’accord avec un point de vue, elle ne se transforme pas en dragon rugissant, elle le dit calmement en développant son propre point de vue.
J’ai particulièrement appréciée sa vision du corps et du sexe, et tout ce qui va avec : le porno, le consentement…

L’auteur a une manière d’écrire qui m’a donné le sourire tant don discours est empreint de positivité et surtout, il m’a questionné, m’a donné envie d’approfondir certaines thématiques, m’a fait voir certaines choses sous un nouvel angle que je n’avais même pas envisagé jusqu’à présent.

Ce livre est une vraie réussite pour moi et je le recommande à tous ceux qui veulent découvrir ce qu’est un féminisme positif.

lundi 19 septembre 2016

La marquise de Mireille Calmel



Résumé :

En cet été 1763, Renée Pélagie de Montreuil est depuis quelques mois la marquise de Sade. Une marquise très éprise mais très chaste qui reçoit une mystérieuse lettre l'informant de l'inconduite de son époux, et l'invitant à la constater par elle-même. Un premier billet anonyme qui ouvre à la belle des horizons merveilleusement interdits... Une plongée piquante et voluptueuse dans le Paris licencieux des Lumières.

Mon avis :

Mireille Calmel fait parti de mes auteurs chouchous et j’étais plus qu’intriguée par cette exploration de la vie de la Marquise de Sade car c’est un sujet sur lequel je n’avais jamais lu (même si je me doute qu’il avait déjà été traité).

Mon impression générale est que je reste sur ma faim. Je m’attendais à suivre toute la vie de la Marquise de son mariage à la fin de sa vie mais en fait le livre s’arrête juste après le premier emprisonnement de son mari, ce qui n’est pour moi que le début de l’histoire.

Néanmoins, si courte soit cette partie (oui le livre est court comparé à ce que l’auteur publie d’habitude), cette biographie romancée est un régal grâce au talent de Mme Calmel : sa prose est toujours aussi fluide, l’histoire se déroule telle une longue symphonie, aucune fausse note. La partie épistolaire est particulièrement réussie.

 J’ai éprouvé très vite de la sympathie pour la Marquise.
Cette femme, qui selon ses propres termes, se définit comme quelconque est en réalité une femme pleine de force et de tendresse. Éduquée par une mère rigide et très chrétienne, mariée à un homme dont elle ne sait rien et qui se révèle être à l’opposé de ce qu’on lui a enseigné, elle va être tiraillée entre sa piété et l’amour qu’elle va tout de suite éprouvée pour son mari.
C’est avec un grand plaisir qu’on suit son cheminement, ses questionnements, ses doutes. Cette femme va savoir petit à petit se découvrir, apprendre le plaisir, comprendre son mari sans jamais reniée qui elle est.

Cette biographie romancée est un très beau portrait de femme et j’aurais vraiment aimé continuer cette lecture, en apprendre plus sur cette Marquise et le couple atypique qu’elle forme avec le très (trop ?) célèbre Marquis.

Je ne sais pas si l’auteur a prévu une suite mais j’en rêve.

samedi 27 février 2016

Saturday’s Award Book #8

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :
Livre-Qui-Devrait-Vraiment-Etre-Adapté-Au-Ciné-Ou-A-La-Tv-Tant-Qu’on-Me-Promet-De-Ne-Pas-Faire-N’importe-Quoi-De-Mon-Bouquin-D’amour-…-Bon-Finalement-Donnez-Moi-Une-Caméra-Et-Un-Gros-Bugdet-Que-Je-M’en-Charge-Moi-Même-C’est-Moins-Risqué. 

Les finalistes sont :

La série Ghost hunter de Victoria Laurie.
J'aime cette série et je suis sûre qu'elle pourrait faire un carton à la télé où elle aurait le temps de se développer.

Les hérauts de Valdemar de Mercedes Lackey.
Je la vois très bien au cinéma en trilogie, ce serait top!

La série Fever de Karen Marie Moning.
A la télé car là encore, c'est une série qui demande du développement.

Et le gagnant est :

Je l'aime tellement cette série et on y trouverait de tout : horreur, comédie, suspense...




 

samedi 20 février 2016

Saturday’s Award Book #7

Le principe : Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l’on a lus, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l’Award en question).

Award du :
Livre-Dans-Lequel-J’aimerais-Vivre-Parce-Que-Oh-Mon-Dieu-Ce-Serait-Parfait-Mais-Comme-C’est-Pas-(Encore)-Possible-Je-Me-Contenterai-De-Fermer-Les-Yeux-Et-D’y-Croire-Quitte-A-Avoir-L’air-Stupide… 

Les finalistes sont :



Le monde d'Harry Potter, forcément j'ai envie de dire. Recevoir sa lettre d'inscription via une chouette si ça c'est pas la classe!



Avec Stéphanie et Lula, ce serait fous rires non stop et puis jouer les chasseuse de prime, j'aime bien.



Lestat, mon Lestat. Nous ferions le tour du monde ensemble....
Et le gagnant est :





Je choisis Poudlard et Rogue, ce serait le pied total!